Hep taxi !

Je l’avoue, j’aime bien regarder ce qui se passe derrière mes fenêtres. Ce jour là mon attention est attirée par ces deux véhicules arrêtés au feu. J’examine la scène, le conducteur se trouve dans la voiture au premier plan, voiture qui se révèle être un taxi. Le second véhicule étant un fourgon de police à l’intérieur duquel se trouvent deux agents en uniforme. Ils sont restés plusieurs minutes comme ça, chacun dans son véhicule, le conducteur du taxi qui attendait et les policiers qui étaient affairés.

Bien sûr je n’ai pas résisté à la tentation de jouer au détective, à essayer de trouver la raison pour laquelle nos amis des forces de l’ordre avaient intimé l’ordre à notre brave chauffeur de taxi d’arrêter son véhicule. Il ne faut pas longtemps au grand admirateur des Hercule Poirot, Miss Marple, Tom Barnaby et autres Frère Cadfael que je suis pour m’écrier : « Bon sang mais c’est bien sûr ! Tu es fait mon gaillard ! ».

Élémentaire, si j’agrandis le taxi vous remarquerez l’échelle qui se trouve à l’intérieur…et à l’extérieur, dépassant de chaque côté par les vitres passagers avant et arrière gauche. « Non mais », me dis-je,  « il en a du toupet celui-là ! Mais quel danger public ! Ah, que c’est rassurant de voir que la police fait son travail » Oui, je sais, faut pas me chercher.

Après quelques minutes nos pandores sont enfin descendus de leur fourgon et se sont dirigés vers le taxi. Pour faire avaler son échelle au taxiste laxiste, c’est sûr ! Hé bien, en fait, non. Le conducteur du taxi s’en est allé ouvrir son coffre, farfouiller, puis revenir avec à la main un sac plastique jaune (qu’il soit jaune n’avait aucun intérêt mais je vous dis les choses telles qu’elles sont déroulées) qu’il a placé sur l’enseigne taxi se trouvant sur le toit. Après remise d’un papillon
vert par nos policiers le taxi a pu repartir, son échelle dépassant toujours des côtés du véhicule.

Je n’ai pas fait de recherches sur le sujet, mais j’aurais cru qu’il ne serait pas permis de circuler de la sorte, avec des éléments dépassant des côtés du véhicule, à fortiori sans que ces éléments ne soient pas signalés par un moyen lumineux ou coloré. Il faut croire que ce n’était pas important, en tout cas moins important qu’une histoire d’enseigne non gainée.
Pour information, lorsque l’enseigne de toit est recouverte de sa gaine le véhicule de taxi devient un véhicule particulier soumis aux obligations générales, c’est-à-dire le port de la ceinture et l’interdiction de circuler dans les couloirs de bus. Bon, allez, circulez ! Il n’y a plus rien à voir.

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