Jean-Philippe…

chaanie-sp2Avec Unam, qui à ses heures perdues est un vaillant chevalier de l’expérience cinématographique douteuse (avouez qu’un film sur un monde qui n’aurait jamais connu Johnny sent l’arnaque beauf à plein nez, a fortiori quand on est pas fan du Monsieur dont on craint, à la lecture du synopsis un craquage égocentrique et narcissique intégral à la limite du pathétique), je suis allée voir, hier soir, sur les Champs, Jean-Philippe.
Il faisait bon, il faisait beau, c’était ma première balade printanière en bonne compagnie, et c’était bien. Nous ne savions pas très bien ce que nous allions voir mais nous étions plutôt intrigués par le synopsis du film. Eh bien, croyez-le ou non : c’était bon. D’une drôlerie, d’une richesse comique remarquable. Luchini fait le show et il emballe tout et surtout nous : il est tellement crédible en illuminé perfusé à « Qu’on me donne l’envie « qui essaie de convaincre le raté Jean-Philippe Smet de récupérer le destin qui lui a été volé, qu’on a envie d’applaudir son numéro de cabot encore plus que d’habitude. Il y a dans cette comédie-ovni qui parfois cède -dommage- aux codes minima du genre, des moments d’anthologies.
Petit regret sur la fin décevante parce que trop conventionnelle quand il y avait matière, un peu à la façon d’un « Liberté Oléron » ou d’un « Dans la peau de John Malkovitch », de faire prendre au film une direction plus déroutante. Là, force est de constater que la fin est calibrée pour un passage en début de soirée sur une grande chaîne Hertizienne. Regrettable, mais on pardonne cette facilité au regard du reste, sincèrement, si vous avez 10 euros en poche et envie de vous détendre, allez voir Jean-Philippe, pour ce fabuleux numéro d’acteurs auquel se livrent Luchini et Johnny, qui joue une carte de l’auto-dérision et de l’auto-critique assez réjouissante. Dommage que le film se contente d’être si lisse finalement, on aurait pu prendre encore plus de plaisir.

Remarque : dans ce film, Johnny parle normalement, sans cet accent bizarre qu’il emprunte toujours en interview, c’est agréable et reposant.

Remarque 2 : mention spéciale pour le générique de début qui m’a fait penser à American Beauty : d’ailleurs, sous l’emballage comique, la satire de la beauf- attitude apanage du fan de Johnny un peu trop ‘Rock’n Roll attitude’, est assez étonnante ; coup bas pour le fan lambda. Mais à voir ce dernier s’enflammer en critiques élogieuses sur Allociné, il semble qu’il n’ait pas senti la lame…

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