The hunt for the Red October

chaanie-sp2Réalisé par John McTiernan 1990 Avec Alec Baldwin, Sean Connery, Scott Glenn

Titre français : A la poursuite d’Octobre Rouge.

En 1984, l’URSS lance un sous-marin de conception révolutionnaire. Tous les services secrets américains sont sur les dents. Le capitaine Ramius, l’as de la marine soviétique, charge des premiers essais en mer, exécute l’officier politique charge de la surveillance du bâtiment et met le cap sur les États-Unis. Les marines des deux grandes puissances sont a sa poursuite, et personne ne connaît ses intentions, revanche, provocation, geste de démence ou de paix ?

J’ai vu ce film hier soir. Je le connaissais de réputation, je savais qu’il avait été encensé par la critique, mais les films de guerre n’ayant jamais été ma tasse de thé, j’étais simplement passée à côté.

Mes impressions :

Un film calibré pour ne pas être décevant, une sorte de fils parfait d’un cinéma hollywoodien maîtrisé qui fait exactement ce que l’on attend de lui et fait honneur à la famille apparemment sans surprise donc et très bon. Pour autant, The Hunt for Red October ne manque pas d’originalité, il est parfois même extrêmement audacieux, en témoigne cette idée aussi farfelue que géniale de transformer Sean Connery en commandant de sous-marin nucléaire russe. Idée tellement surprenante que l’on peut en être quelque peu déstabilisé au départ : va t-il continuer à parler russe durant tout le film ? Comment le réalisateur a t-il pu imposer cette vue à un public américain complètement hostile au sous-titrage d’une part, et habitué d’autre part à voir les personnages étrangers parler avec un accent texan des plus fidèles la plupart du temps ? Mon petit cerveau se concentre sur cette question et je laisse les images défiler devant moi, en attente d’une réponse, parce que forcément il faudra trouver une réponse. Je suis le genre de fille que cette question et sa réponse obsèdent jusqu’à la délivrance de la réponse.

Cette réponse arrive, aussi soudaine qu’inattendue : J’imagine que le réalisateur a dû penser à cela pendant des mois, que des dizaines de gens ont été sollicités pour trouver la réponse adéquate à ce problème.

La réponse ? Bon dieu la réponse est géniale, jugez plutôt : le spectateur s’habitue à entendre Sean Connery et Sam Neil converser en russe, Connery se dirige vers sa cabine et l’on assiste à une échange tendu entre son personnage, le commandant Ramius et l’officier commissaire politique du parti. Le plan : zoom lent sur le visage de l’officier lisant les vers d’un passage de l’apocalypse en russe bien sûr, puis… en anglais. Oui, sans autre embarras, sans transition, sans complexe, il passe à l’anglais, de même Sean Connery enchaîne…en anglais. Que ce soit bien clair, ils parlent toujours russe, ces deux personnages parleront russe tout au long du film, mais vous, spectateur, vous les verrez et les entendrez parler en anglais. Magie du cinoche : on se laisse faire, on trouve le procédé gonflé, on a envie de se taper sur la cuisse en disant « whaou l’enfoiré de Yankee » et on s’incline, parce que ça c’est du talent, parce que ça c’est couillu et qu’on sent le plaisir, parce que cette idée d’apposer cette transition sur la lecture d’un passage de l’apocalypse, lecture qui crée une atmosphère de malaise et un climat presque surnaturel et mystique relève du grand art.

Je retiens toujours un passage d’un film qui me sert d’instantané pour le replonger dans son atmosphère et souligner le talent dont il est le fruit, c’est celui-là que je retiens, ce moment cabotin.

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