Vous reprendrez bien un peu d’Harry ?

chaanie-sp2Je suis une littéraire. Entendez par là que les arcanes de la littérature classique et moderne sont censées m’être familières. Certaines personnes pensent qu’à cet égard, les gens de mon espèce, qui jouissent avec Marcel, voyagent avec Céline et se perdent avec Kafka, sont des créatures un peu étranges, retirées dans des petites tours d’ivoire imprenables érigées à grands coups d’intolérance culturelle et d’élitisme.

Pourquoi ? Peut-être parce que quand je lis Marc Lévy, j’ai envie d’essuyer ma table avec son bouquin (c’est l’usage habituel et attendu que l’on fait d’un torchon, non ?) et que je le dis. Ce faisant, Je ne me fais pas que des amis et on me le rappelle souvent. Les personnes qui aiment Marc Lévy et dévorent sa prose, se sentent humiliées quand je réponds à leurs questions et que je leur expose mon avis argumenté sur cet imposteur et les horribles objets littéraires non-identifiés qu’il commet. Pourquoi ? Parce qu’elles pensent que c’est elles que je fustige, dont je moque l’hypothétique inculture. Elles ont tort. Je n’ai jamais jugé quiconque à l’aune de ses lectures et préférences. Je persiste simplement à dire que Marc Lévy n’est pas un écrivain et que la collection Harlequin recèle plus de talent et de savoir-faire littéraire que ce que le Don Juan Lévy écrit. Pourtant, qu’on puisse prendre du plaisir à le lire ne me choque ni ne me dérange. D’ailleurs, il m’arrive de prendre plaisir à lire des trucs auprès desquels mon pote Marc fait figure de « Nobelisable » ! Les gens comme moi peuvent donc mépriser Marc Lévy pour d’autres raisons qu’un prétendu – et bien commode n’est pas Marc ? – élitisme. Être littéraire, cela ne veut pas dire que sorti des géants et des génies de la littérature classique, on ne soit pas capable de reconnaître d’immenses qualités à quelques auteurs dits – et après c’est moi qui suis méprisante – populaires.

Vous voyez où je veux en venir : J-K Rowling. Dès l’instant où j’ai ouvert le premier tome, j’ai su que j’avais sous les yeux l’expression d’un potentiel énorme. Avec peu d’effet, Rowling crée un univers visuel imaginaire qui fourmille d’inventivité. Son écriture fluide, drôle, pertinente, originale prend en otage tout lecteur quel qu’il soit. Le charme agit à chaque fois.

J’ai acheté le Tome 6 hier. Dès la première page, j’ai su que je n’allais pas être déçue. Cette femme a le talent de faire de son lecteur un élément de l’univers de fiction qu’elle crée. C’est bien simple, vous êtes dedans.

Je dévore, je dévore…

In english of course.

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