La neige sur Saint-Michel ou comment je me suis ruinée

chaanie-sp2Il neige, enfin, il a neigé sur Paris cet après-midi et moi je me trouvais dessous cette neige insistante. C’est beau Paris sous la neige, ça a tout de même un autre cachet que Brest sous la neige, je vous le dis moi. On dira qu’il ne neige pas assez sur Brest pour que je sois objective. Ouep, ouep…

Pourquoi étais-je à Paris alors que je suis étudiante à Nanterre et que mon talent, mon intellect supérieur boudent la Sorbonne ? Parce que j’avais le besoin et l’envie de dépenser mes sous en livres.

Je sais, c’est mal mais…j’avais beaucoup envie et un peu besoin de :

Ulysse de James Joyce : Ben oui, je ne l’ai pas lu. C’est le genre de bouquin dont tout le monde parle dans ses dissertations, mais que peu de gens lisent. Alors, je me lance dans l’aventure. Bon, il n’est pas au programme de ma licence et Dieu sait qu’il y en a beaucoup d’autres qui y sont, mais je revendique le droit de délaisser Proust pour Joyce…du moins un peu, le temps des 1135 pages de Ulysse. Le pire c’est que je n’ai pas la dernière traduction mais celle qui faisait autorité jusqu’à il y a peu. Ce qui veut dire qu’après la lecture de cette traduction, je devrais probablement lire la nouvelle…

Traité du rythme par Dessons et Meschonnic : Celui-là par exemple, c’est du solide façon programme conseillé…ou comment préparer le CAPES. Allez, pour vous faire rire un peu, voici un extrait de la page 44 :

« La double articulation du langage, pertinente sur le plan de la langue, n’existe plus. Il y a à parler plutôt d’une sémantique sérielle, avec une paradigmatique et une syntagmatique rythmiques et prosodiques – l’organisation des signifiants consonantiques vocaliques en chaînes thématiques, qui dégage une signifiance – organisation des chaînes prosodiques produisant une activité des mots qui ne se confond pas avec leur sens mais participe de leur force, indépendamment de toute conscience qu’on peut en avoir. C’est ce qu’on essayera de mettre en pratique dans ce qui suit : noter le rythme, lire le rythme . »

Moui, à la première lecture j’ai ressenti la même chose que lorsque le Grand Architecte de Matrix a expliqué le fonctionnement de la matrice à Néo et aux 1200 couillons ( si, sur les champs il y a une salle de 1200 places) qui comme moi avaient payé 10 euros pour tout comprendre, mais contrairement au Grand architecte, en insistant, on finit par comprendre.

Roman des origines et origines du roman de Marthe Robert : une bible pour tout littéraire qui se prend un peu au sérieux et un bouquin indispensable pour le CAPES…

W ou le souvenir d’enfance de Georges Perec : Oeuvre au programme, j’ai commencé dans le RER, ça a l’air très intéressant et en tout cas suffisamment étrange et captivant pour me permettre de m’évader de Châtelet à Rueil-Malmaison sans que je voie défiler les stations.

Kafka La Métamorphose : là, c’est plus une remise en mémoire, je l’ai lu quand j’étais ado, j’ai eu le temps d’oublier et après m’être plongée dans Amerika ou le disparu du même Kafka, j’ai eu envie de tout lire de l’auguste praguois. Je commence donc par la métamorphose.

Voilà l’étendue de la dépense : 75 euros…oui, ça fait mal, mais ça fait tellement de bien. Si vous saviez ce que je ressens quand je tiens une pile de bouquins neufs carrés, rectangulairement sensuels…C’est du domaine du jubilatoire, c’est mieux que le sexe…presque.

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